Sport-santé sur prescription médicale · Marseille

Les bienfaits de l'activité physique adaptée sur prescription médicale

Diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, dépression, lombalgie, avancée en âge… L'activité physique adaptée (APA) est une intervention non médicamenteuse recommandée par la Haute Autorité de santé dans l'accompagnement de nombreuses maladies chroniques. Cette page rassemble, pathologie par pathologie, ce que disent les référentiels officiels, et la façon dont Refaire Surface les applique en mer et en piscine, en complément du parcours de soins.

  • 56fiches pathologies sourcées utilisées par nos éducateurs
  • 14familles de situations de santé couvertes
  • 234personnes accompagnées entre septembre 2025 et avril 2026
  • 80 %orientées sur prescription médicale sur la même période

Le sport sur ordonnance : un cadre officiel

L'activité physique adaptée consiste à pratiquer des activités physiques ou sportives ajustées aux capacités, aux limitations et aux risques de chaque personne, avec un encadrement formé. Elle s'inscrit dans le parcours de soins, en lien avec le médecin prescripteur.

Qui peut en bénéficier ?

Depuis la loi du 26 janvier 2016, le médecin traitant peut prescrire une APA aux personnes atteintes d'une affection de longue durée (ALD). La loi du 2 mars 2022 et les décrets du 30 mars 2023 ont élargi la prescription à tous les médecins et aux personnes vivant avec une maladie chronique, un facteur de risque (surpoids, hypertension…) ou une perte d'autonomie. Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent renouveler une prescription[4].

Ce que recommande la HAS

La Haute Autorité de santé a publié un guide de consultation et de prescription, un guide des connaissances et des référentiels par pathologie[1][2]. Un programme d'APA dure en général 3 mois, renouvelables, puis la HAS recommande un relais vers une pratique régulière en club ou en autonomie[3]. C'est précisément le rôle d'un club sportif spécialisé et inclusif comme Refaire Surface.

Les bienfaits de l'activité physique adaptée, pathologie par pathologie

Les effets ci-dessous sont tirés des référentiels de la HAS, de l'Institut national du cancer et des sociétés savantes. Ils décrivent ce que l'activité physique régulière et adaptée apporte en complément du suivi médical, jamais à sa place.

Cardio-vasculaire

Cœur et vaisseaux

  • Hypertension artérielle : l'endurance abaisse la pression artérielle de 5 à 7 mmHg, le renforcement musculaire de 3 à 4 mmHg ; chaque séance est suivie d'une baisse qui peut durer jusqu'à 24 h[5].
  • Maladie coronaire : la réadaptation cardiovasculaire réduit la mortalité globale de 20 % et la mortalité cardiovasculaire de 26 %[6].
  • Insuffisance cardiaque : meilleure capacité d'effort et qualité de vie, moins de réhospitalisations[7].
  • Après un AVC : risque de récidive et d'infarctus réduit, récupération favorisée, action sur la dépression[8].
Métabolique

Diabète, surpoids et obésité

  • Prédiabète : risque d'évolution vers le diabète réduit de 30 à 50 %[9].
  • Diabète de type 2 : HbA1c, pression artérielle et graisse viscérale améliorées ; risque de complications microvasculaires réduit de 25 à 30 %[9].
  • Surpoids et obésité : aide à perdre du poids et surtout à maintenir la perte ; le renforcement préserve la masse musculaire[10] ; limite la reprise de poids et l'obésité abdominale[2].
Cancers

Pendant et après un cancer

  • Fatigue liée au cancer : l'activité physique est le seul moyen validé ; les programmes d'endurance ou mixtes la réduisent de 30 à 40 %, pendant ou après les thérapies[11].
  • Sein, côlon-rectum, prostate : mortalité diminuée d'environ 40 % chez les personnes actives (études d'observation) ; risque de rechute réduit jusqu'à 50 % dans le cancer du sein localisé[12].
  • Elle améliore aussi la tolérance des médicaments, la douleur, l'humeur, le sommeil et l'image de soi[13]. La HAS conseille de privilégier la pratique en groupe, à l'extérieur, en club ou en association[11].
Respiratoire

BPCO et asthme

  • BPCO : moins d'essoufflement et de fatigue, meilleure tolérance à l'effort et meilleure qualité de vie[14]. La fonction pulmonaire ne change pas : c'est la tolérance à l'effort qui progresse[2].
  • Asthme : meilleur contrôle de l'asthme et de la qualité de vie, moins d'exacerbations[15].
Santé mentale

Dépression et anxiété

  • Dépression légère à modérée : la HAS reconnaît l'activité physique comme une intervention efficace, en complément du suivi médical et psychologique[16].
  • Troubles anxieux : les exercices d'intensité modérée à élevée réduisent les symptômes anxieux[17], avec une relation dose-réponse[2].
  • Toujours en lien avec le médecin et le psychiatre ou le psychologue qui suivent la personne.
Ostéo-articulaire et douleur

Dos, articulations, douleurs chroniques

  • Lombalgie chronique : moins de douleur, d'incapacités et de récidives, moins de peurs et de fausses croyances[18].
  • Arthrose (genou, hanche, main) : douleur, limitations et qualité de vie améliorées[19].
  • Fibromyalgie : l'APA fait partie de la stratégie recommandée par la HAS[20].
Neurologique

Parkinson et sclérose en plaques

  • Maladie de Parkinson : utile à tous les stades, en complément des médicaments : marche, équilibre, blocages de la marche, chutes, humeur[21].
  • Sclérose en plaques : capacité aérobie (+20 %), force, équilibre, fatigue et qualité de vie améliorées ; l'activité n'augmente pas le risque de poussée[22].
Avancée en âge

Fragilité et risque de chute

  • Les programmes combinant plusieurs types d'exercices réduisent les chutes de 29 à 32 % et les fractures de 20 à 30 %, et préservent l'autonomie et la cognition[23].
  • Le risque de chute est repéré au préalable par trois questions simples et des tests de marche et d'équilibre[24].
Santé des femmes et aidants

Ménopause, endométriose, proches aidants

  • Ménopause : l'endurance réduit la mortalité, le renforcement et les impacts réduisent le risque de fracture, la masse musculaire est préservée[25].
  • Endométriose : il n'existe pas de référentiel HAS d'APA propre ; en complément de la prise en charge, des approches comme le yoga améliorent la qualité de vie[26].
  • Proches aidants : le répit aide à préserver sa santé physique et mentale[27] ; l'activité physique améliore la qualité de vie et le sommeil et réduit le risque de dépression[2].

Voir les 56 pathologies et situations de santé

Activité physique adaptée : répertoire des pathologies et situations de santé

Voici, pour les 56 situations couvertes par l'aide-mémoire de nos éducateurs, ce que disent les référentiels de la HAS, de l'INCa et des sociétés savantes, et les précautions que nous appliquons en mer et en piscine à Marseille.

Chaque situation est différente. La pratique se fait en complément du parcours de soins, sur prescription ou avec l'accord de votre médecin ; la discipline et l'intensité sont choisies après l'entretien d'accueil.

Cœur et vaisseaux

Hypertension artérielle

Termes associés : HTA, tension, pression artérielle

Selon la HAS, l'endurance régulière abaisse en moyenne la pression artérielle de 5 à 7 mmHg et le renforcement de 3 à 4 mmHg. Une intensité légère n'est jamais contre-indiquée ; les intensités plus élevées se décident avec le médecin.

Maladie coronaire (angor, après un infarctus)

Termes associés : infarctus, crise cardiaque, angine de poitrine, stent, angioplastie, réadaptation cardiaque

La réadaptation cardiovasculaire est associée à une baisse de la mortalité ; l'activité régulière contribue ensuite au contrôle des facteurs de risque. L'intensité est fixée avec le cardiologue.

Après une chirurgie cardiaque (pontage, valve)

Termes associés : pontage coronarien, remplacement de valve, opéré du cœur

La réadaptation après pontage est associée à moins de mortalité cardiovasculaire et de réhospitalisations. La reprise des activités aquatiques est fixée par l'équipe médicale.

Insuffisance cardiaque chronique

Termes associés : insuffisance cardiaque, cardiomyopathie

L'activité adaptée améliore la capacité d'effort et la qualité de vie et réduit les réhospitalisations. Dans l'eau, une température de 25 °C ou plus est impérative ; la mer nécessite l'accord du cardiologue.

Troubles du rythme cardiaque

Termes associés : fibrillation auriculaire, arythmie, tachycardie, pacemaker, stimulateur cardiaque, défibrillateur implantable

Une activité régulière, adaptée et sans stress fait partie des conseils de la Fédération française de cardiologie. Certaines disciplines (nage avec palmes, plongée) peuvent être contre-indiquées : avis médical indispensable.

Artériopathie des membres inférieurs

Termes associés : AOMI, artérite, claudication intermittente

La HAS recommande la marche, qui améliore le périmètre de marche et la capacité d'effort. Elle ne se prononce pas sur le milieu aquatique, qui vient en complément de la marche à terre.

Après un accident vasculaire cérébral

Termes associés : AVC, attaque cérébrale, AIT, hémiplégie

L'activité physique réduit le risque de récidive, favorise la récupération et agit sur l'humeur. Le programme s'adapte aux séquelles, avec un accompagnement à l'entrée dans l'eau.

Métabolisme et digestion

Diabète de type 2 et prédiabète

Termes associés : diabète, DT2, prédiabète, glycémie

L'activité améliore l'HbA1c et la pression artérielle ; chez la personne prédiabétique, elle réduit de 30 à 50 % le risque d'évolution vers le diabète. Inspection des pieds après la séance et chaussons en marche aquatique.

Diabète de type 1

Termes associés : DT1, diabète insulinodépendant, hypoglycémie

L'activité améliore l'équilibre glycémique, la condition physique et la qualité de vie. Dans l'eau : glycémie contrôlée avant la séance et de quoi se resucrer à portée de main.

Surpoids et obésité

Termes associés : surpoids, obésité, IMC, syndrome métabolique

L'activité aide surtout à maintenir une perte de poids et à préserver la masse musculaire ; seule, son effet sur le poids reste modéré. L'eau porte le corps : aquagym et natation sont recommandées pour débuter. Accueil sans jugement sur le poids.

Après une chirurgie de l'obésité

Termes associés : sleeve, bypass, chirurgie bariatrique, anneau gastrique

Après l'opération, l'activité aide à prévenir la perte musculaire. Reprise des activités aquatiques après autorisation du chirurgien.

Stéatose hépatique métabolique

Termes associés : foie gras, stéatose, NASH

Repère : 150 minutes par semaine d'intensité modérée. L'activité soutient la perte de poids, qui réduit la graisse du foie.

Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Termes associés : MICI, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, RCH

Une activité modérée améliore l'état de santé général et certains symptômes ; un sport intensif n'est pas nécessaire. Pause en cas de poussée.

Maladie rénale chronique

Termes associés : insuffisance rénale, dialyse, greffe rénale

L'activité réduit le risque cardiovasculaire et la dégradation de la fonction rénale. L'hydratation suit les consignes de l'équipe de néphrologie.

Cancers

Cancers : repères communs

Termes associés : cancer, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, fatigue liée au cancer

L'activité physique est le seul moyen validé contre la fatigue liée au cancer, réduite de 30 à 40 % par les programmes d'endurance ou mixtes. Pas d'activité aquatique pendant une radiothérapie et 2 à 3 mois après, sauf avis du spécialiste.

Cancer du sein

Termes associés : mastectomie, tumorectomie, curage axillaire, reconstruction mammaire

Fatigue diminuée et force augmentée ; risque de rechute réduit dans les études d'observation. Le travail encadré du bras n'aggrave pas le lymphœdème.

Cancer colorectal

Termes associés : cancer du côlon, cancer du rectum, stomie

La HAS décrit chez les personnes actives une mortalité et une récidive réduites et une meilleure qualité de vie. Une stomie n'empêche pas la baignade, avec quelques précautions.

Cancer de la prostate

Termes associés : prostate, prostatectomie, incontinence urinaire

L'activité réduit la fatigue et, sous hormonothérapie, limite la perte musculaire et osseuse.

Cancer du poumon

Termes associés : cancer bronchique, cancer bronchopulmonaire, lobectomie

L'activité réduit la fatigue et améliore l'humeur et le sommeil ; avant une chirurgie, elle améliore la condition physique et réduit les complications.

Cancers gynécologiques

Termes associés : cancer de l'ovaire, cancer de l'utérus, cancer de l'endomètre, cancer du col de l'utérus

L'activité réduit la fatigue (−25 % en moyenne) et améliore la capacité aérobie. En prévention, elle réduit le risque de cancer de l'endomètre.

Hémopathies malignes

Termes associés : lymphome, myélome, leucémie, cancer du sang, greffe de moelle

L'activité est faisable et sûre, avec un effet probable sur la fatigue et l'humeur. En cas d'immunodépression, les piscines publiques sont à éviter, selon l'avis du spécialiste.

Lymphœdème après un cancer

Termes associés : gros bras, bras gonflé, jambe gonflée, œdème lymphatique

L'activité physique n'est pas contre-indiquée : à poursuivre ou à reprendre, au moins 3 fois par semaine en phase d'entretien. Attention aux blessures du membre atteint (rochers, coquillages).

Respiration

Bronchopneumopathie chronique obstructive

Termes associés : BPCO, bronchite chronique, emphysème, insuffisance respiratoire

Moins d'essoufflement et de fatigue, meilleure tolérance à l'effort et qualité de vie. La fonction pulmonaire ne change pas : c'est la tolérance à l'effort qui progresse.

Asthme

Termes associés : asthme d'effort, allergie respiratoire

Meilleur contrôle de l'asthme et moins d'exacerbations. L'air froid et les piscines chlorées peuvent gêner : échauffement progressif. La plongée en scaphandre a des contre-indications précises.

Apnée du sommeil

Termes associés : apnées du sommeil, SAOS, ronflement, somnolence

Dans un essai randomisé, 12 semaines d'exercice ont réduit la sévérité des apnées ; l'activité améliore le sommeil. Une personne somnolente n'est jamais seule dans l'eau.

Mucoviscidose

Termes associés : muco

L'activité améliore la capacité d'exercice et l'essoufflement. Le programme est défini avec le centre de ressources et de compétences (CRCM).

Covid long

Termes associés : syndrome post-covid, symptômes prolongés, fatigue après l'effort

Le réentraînement progressif à l'effort fait partie de la prise en charge. La charge est dosée pour éviter les aggravations après l'effort.

Santé mentale

Dépression

Termes associés : épisode dépressif, trouble dépressif

Dans la dépression légère à modérée, la HAS reconnaît l'activité physique comme une intervention efficace, en complément du suivi médical et psychologique. Elle contribue aussi à prévenir le stress et l'anxiété.

Troubles anxieux

Termes associés : anxiété, trouble anxieux généralisé, trouble panique, attaque de panique, phobies

Les exercices d'intensité modérée à élevée réduisent les symptômes anxieux. L'activité est recommandée en complément des autres approches.

Troubles bipolaires

Termes associés : bipolarité, troubles de l'humeur

Une routine régulière d'intensité modérée favorise la qualité du sommeil et la stabilité de l'humeur : ni excès, ni manque d'activité.

Schizophrénie

Termes associés : troubles psychotiques, psychose

L'activité agit sur la santé cardiométabolique, l'anxiété, le sommeil et la cognition ; un accompagnement motivationnel aide à maintenir la pratique.

Psychotraumatisme

Termes associés : stress post-traumatique, ESPT, trauma

Des essais montrent une réduction de l'hyperéveil, des symptômes anxieux et dépressifs et des troubles du sommeil. Le programme est progressif, intégré à une prise en charge pluridisciplinaire, sans jamais imposer une situation redoutée.

Addictions

Termes associés : alcool, tabac, arrêt du tabac, sevrage, cannabis

Le niveau de preuve reste limité : l'activité semble réduire l'envie de consommer et aide à l'arrêt du tabac en limitant la prise de poids, sans effet démontré en plus des aides au sevrage. Aucune mise à l'eau sous l'effet de l'alcool ou d'une substance.

TDAH

Termes associés : trouble du déficit de l'attention, hyperactivité

L'activité améliore les fonctions cognitives et le sommeil ; ses effets sur l'inattention sont encore discutés. Consignes courtes et regard constant de l'encadrant.

Troubles du spectre de l'autisme

Termes associés : autisme, TSA, syndrome d'Asperger

La HAS recommande d'intégrer une activité physique ou sportive de loisirs au programme d'interventions ; bénéfices documentés sur les compétences motrices et psychosociales. Déroulé annoncé et environnement sensoriel adapté.

Os, articulations et douleurs

Lombalgie chronique

Termes associés : mal de dos, lumbago, sciatique, hernie discale, discopathie

L'activité réduit la douleur, les incapacités et les récidives, ainsi que les peurs liées au mouvement. Les exercices aquatiques sont bénéfiques sur la douleur, à court et à long terme.

Arthrose

Termes associés : arthrose du genou, arthrose de la hanche, gonarthrose, coxarthrose

Douleur, limitations et qualité de vie améliorées ; les exercices aquatiques sont recommandés. En cas de poussée, l'articulation concernée est mise au repos.

Après une prothèse de hanche ou de genou

Termes associés : prothèse de hanche, prothèse de genou, PTH, PTG

La natation et les activités aquatiques font partie des activités autorisées après une prothèse, sur l'avis du chirurgien. Entrée dans l'eau accompagnée.

Fibromyalgie

Termes associés : douleur chronique, douleurs diffuses

L'activité physique adaptée fait partie de la stratégie recommandée par la HAS ; le milieu aquatique est mieux toléré et réduit la peur du mouvement.

Polyarthrite rhumatoïde

Termes associés : polyarthrite, rhumatisme inflammatoire

L'activité réduit la fatigue et la douleur et protège les articulations et les os ; la sédentarité aggrave la maladie. Repos relatif des articulations en poussée.

Spondyloarthrites

Termes associés : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique

L'activité réduit la douleur et améliore la mobilité ; un effort minimal reste possible même quand la maladie est active. Les exercices aquatiques sont aussi efficaces qu'à sec ; pas de plongeon.

Ostéoporose

Termes associés : ostéopénie, fragilité osseuse, tassement vertébral

L'activité entretient la musculature et l'équilibre et réduit les chutes et les fractures. L'eau ne sollicite pas l'os : nous conseillons d'y associer des activités à terre.

Système nerveux et handicap

Maladie de Parkinson

Termes associés : Parkinson, syndrome parkinsonien, tremblement

Utile à tous les stades, en complément des médicaments : marche, équilibre, blocages de la marche, chutes, humeur. Entrée et sortie de l'eau accompagnées.

Sclérose en plaques

Termes associés : SEP

Capacité aérobie, force, équilibre, fatigue et qualité de vie améliorées ; l'activité n'augmente pas le risque de poussée. Un bassin trop chaud est mal toléré.

Maladie d'Alzheimer et troubles cognitifs

Termes associés : Alzheimer, démence, troubles de la mémoire, troubles cognitifs

Chez la personne âgée, l'activité agit sur la cognition et les troubles du comportement et fait partie des facteurs protecteurs. Encadrement rapproché dans l'eau.

Épilepsie

Termes associés : crise d'épilepsie, convulsions

Une activité sportive régulière est recommandée. Dans l'eau : jamais seul, zone surveillée ; certaines disciplines sont contre-indiquées.

Handicap moteur

Termes associés : handicap, fauteuil roulant, amputation, paraplégie, blessé médullaire

L'activité est recommandée pour toutes les personnes en situation de handicap : santé physique et psychique, autonomie, insertion. Accessibilité, transferts et matériel adapté sont organisés avant la séance.

Avancée en âge

Fragilité et risque de chute

Termes associés : seniors, personnes âgées, chutes, perte d'autonomie, bien vieillir

Les programmes combinant plusieurs types d'exercices réduisent les chutes de 29 à 32 % et les fractures de 20 à 30 %, et préservent l'autonomie. Le risque de chute est repéré au préalable.

Santé des femmes

Endométriose

Termes associés : adénomyose, douleurs pelviennes, règles douloureuses

Il n'existe pas de référentiel HAS d'APA propre à l'endométriose ; des approches comme le yoga améliorent la qualité de vie. Le milieu aquatique permet de bouger avec moins de contraintes, en s'adaptant aux douleurs.

Ménopause

Termes associés : périménopause, bouffées de chaleur

L'endurance réduit la mortalité, le renforcement et les impacts réduisent le risque de fracture, la masse musculaire est préservée ; le sommeil et l'humeur s'améliorent.

Grossesse et post-partum

Termes associés : grossesse, enceinte, post-partum, après l'accouchement

Activité recommandée en l'absence de contre-indication obstétricale : moins de diabète gestationnel et de dépression du post-partum. Plongée en scaphandre et apnée en profondeur contre-indiquées pendant la grossesse.

Plancher pelvien et incontinence urinaire

Termes associés : incontinence urinaire, fuites urinaires, périnée, prolapsus

Pendant la grossesse, l'activité diminue le risque d'incontinence. La marche aquatique est une activité sans impacts ; après un accouchement, les impacts attendent le renforcement du périnée.

Syndrome des ovaires polykystiques

Termes associés : SOPK, ovaires polykystiques

L'activité physique fait partie de la base de la prise en charge, à encourager même si elle est modeste.

Autres situations

Infection par le VIH

Termes associés : VIH, séropositivité

Exercice recommandé dès le début du suivi, pour la prévention cardiovasculaire et osseuse. Aucune restriction liée au VIH en piscine ou en mer.

Drépanocytose

Termes associés : anémie falciforme

Les sources disponibles portent surtout sur la prévention des crises : pratique modérée avec l'avis de l'équipe de suivi, sans eau froide.

Proches aidants

Termes associés : aidant, proche aidant, épuisement de l'aidant, répit

Le répit aide l'aidant à préserver sa santé physique et mentale ; l'activité physique améliore la qualité de vie et le sommeil et réduit le risque de dépression.

Sources : référentiels et fiches de la HAS, INCa, protocoles nationaux (PNDS), sociétés savantes et fédérations sportives, détaillés dans l'aide-mémoire « Pathologies et APA » de l'équipe et pour partie dans la liste des sources en bas de page. Ces repères ne remplacent pas l'avis de votre médecin.

Pourquoi pratiquer l'activité physique adaptée dans l'eau ?

Refaire Surface propose marche aquatique, randonnée palmée, plongée et apnée en mer, aquagym santé et nage avec palmes santé en piscine. Le milieu aquatique ouvre la pratique à des personnes pour qui l'effort à terre est difficile, à condition de respecter des précautions précises.

Ce que l'eau apporte

  • Décharge articulaire : aquagym et natation sont recommandées pour débuter en cas de surpoids ou d'obésité[10].
  • Lombalgie : les exercices aquatiques sont bénéfiques sur la douleur, à court et à long terme[18].
  • Arthrose : exercices aquatiques recommandés, avec des bénéfices à court terme sur la douleur et les limitations[19].
  • Fibromyalgie : le milieu aquatique est mieux toléré et réduit la peur du mouvement[20].
  • Sclérose en plaques : exercices aquatiques bénéfiques sur la fatigue, l'équilibre, la douleur et la qualité de vie[22].
  • Avancée en âge : exercices aquatiques conseillés quand les exercices en charge sont mal tolérés[23].

La pratique en mer ajoute la lumière du jour, le groupe et la pleine nature : découvrez les travaux scientifiques sur notre page Santé bleue.

Les précautions que nous appliquons

  • L'apesanteur de l'eau n'a pas l'effet des exercices « en charge » sur l'os : nous conseillons d'y associer des activités à terre[24].
  • Insuffisance cardiaque : eau à 25 °C ou plus impérative, accord du cardiologue pour la mer[7].
  • Radiothérapie : pas d'activité aquatique pendant les séances et 2 à 3 mois après, sauf avis du spécialiste[29].
  • 65 ans et plus : risque de noyade grave environ 3 fois plus élevé, d'où une entrée progressive dans l'eau et un encadrement rapproché[30].
  • Chaque discipline est évaluée pour chaque situation : adaptée, avec adaptations, sur avis médical spécialisé (plongée, apnée) ou contre-indiquée, selon les règles des fédérations et les repères Médicosport-santé[28][31].

Un encadrement qui connaît chaque situation de santé

Des éducateurs spécialisés

Nos séances sont encadrées par des éducateurs sportifs spécialisés pour intervenir en activité physique pour la santé (DEJEPS et certificat complémentaire IAPS). Refaire Surface est la première structure française certifiée IAPS avec des prérogatives aquatiques et subaquatiques. Découvrir l'association.

56 fiches de référence

Notre équipe s'appuie sur un aide-mémoire interne de 56 fiches, chacune sourcée (HAS, ministères, Santé publique France, INCa, ARS, fédérations, Médicosport-santé) : intérêt de l'activité, adaptation de la séance, signes d'alerte et d'arrêt, précautions en piscine et en mer, discipline par discipline.

Une coordination avec le prescripteur

Entretien d'accueil, bilan de condition physique selon les recommandations ONAPS et HAS, programme progressif, puis compte rendu au médecin avec l'accord de la personne. Professionnels de santé : orienter une personne.

Questions fréquentes sur l'activité physique adaptée

Qu'est-ce que l'activité physique adaptée (APA) ?

C'est une pratique d'activités physiques ou sportives ajustée aux capacités, aux limitations et aux risques de la personne, encadrée par un professionnel formé. Prescrite par un médecin, elle s'inscrit dans le parcours de soins et vise l'autonomie, la condition physique et la qualité de vie.

Qui peut prescrire du sport sur ordonnance ?

Tout médecin, généraliste ou spécialiste, peut prescrire une APA aux personnes atteintes d'une affection de longue durée, d'une maladie chronique, d'un facteur de risque ou en perte d'autonomie. Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent renouveler la prescription[4]. Nous mettons un formulaire de prescription à la disposition des médecins.

L'activité physique adaptée remplace-t-elle les médicaments ?

Non. L'APA est une intervention non médicamenteuse qui complète le suivi médical. Toute adaptation de vos médicaments relève exclusivement de votre médecin.

Quels bienfaits peut-on attendre, et en combien de temps ?

Les référentiels de la HAS décrivent des effets sur la capacité d'effort, la fatigue, la douleur, l'humeur, le sommeil et la qualité de vie, selon la pathologie. Un programme d'APA dure en général 3 mois, renouvelables, avant un relais vers une pratique régulière en club[3]. La régularité compte plus que l'intensité.

Pourquoi choisir une activité dans l'eau ?

L'eau porte le corps et soulage les articulations. Plusieurs référentiels de la HAS recommandent les exercices aquatiques, notamment pour la lombalgie, l'arthrose, la fibromyalgie et la sclérose en plaques[18][19][20][22]. Certaines situations demandent des précautions ou un avis médical spécialisé : nous les vérifions dès l'entretien d'accueil.

Comment commencer avec Refaire Surface ?

Remplissez notre questionnaire d'accueil : nous vous recontactons pour un entretien et une séance d'essai gratuite. Si vous avez une prescription, apportez-la ; sinon, nous vous expliquons comment en parler à votre médecin.

Passer de l'ordonnance à la pratique

En mer toute l'année et en piscines municipales à Marseille, dans un cadre sécurisé et bienveillant.

Je fais le premier pasDécouvrir nos activitésEspace professionnels de santé

Sources

Sources institutionnelles et scientifiques consultées en octobre 2026, issues de l'aide-mémoire « Pathologies et APA » de l'équipe Refaire Surface.

  1. Haute Autorité de santé (HAS), Guide de promotion, consultation et prescription médicale d'activité physique et sportive pour la santé chez les adultes, 2018, mis à jour en juillet 2022. Consulter la source
  2. HAS, Guide des connaissances sur l'activité physique et la sédentarité, juillet 2022. Consulter la source
  3. HAS, Prescription d'activité physique adaptée — synthèse, août 2022. Consulter la source
  4. Vidal, Activité physique adaptée : parution des décrets n° 2023-234 et n° 2023-235 du 30 mars 2023 relatifs aux prescripteurs et aux publics, avril 2023. Consulter la source
  5. HAS, Référentiel APS — Hypertension artérielle, septembre 2018. Consulter la source
  6. HAS, Fiche APS — Syndrome coronarien chronique, juillet 2022. Consulter la source
  7. HAS, Synthèse APS — Insuffisance cardiaque chronique, juillet 2022. Consulter la source
  8. HAS, Référentiel APS — Accident vasculaire cérébral, septembre 2018. Consulter la source
  9. HAS, Référentiel APS — Diabète de type 2, septembre 2018. Consulter la source
  10. HAS, Synthèse APS — Surpoids et obésité de l'adulte, juillet 2022. Consulter la source
  11. HAS, Référentiel de prescription d'activité physique — Cancers : sein, colorectal, prostate, juillet 2019. Consulter la source
  12. Institut national du cancer (INCa), Bénéfices de l'activité physique pendant et après cancer — synthèse, mars 2017. Consulter la source
  13. HAS, Activité physique et cancer — fiche d'information, décembre 2022. Consulter la source
  14. HAS, Référentiel APS — Bronchopneumopathie chronique obstructive, septembre 2018. Consulter la source
  15. HAS, Fiche APS — Asthme, juillet 2022. Consulter la source
  16. HAS, Référentiel APS — Dépression, juillet 2019. Consulter la source
  17. Ministère des Sports et ministère de la Santé, Guide « Santé mentale et activité physique », septembre 2025. Consulter la source
  18. HAS, Fiche APS — Lombalgie commune chronique, mars 2024. Consulter la source
  19. HAS, Fiche APS — Arthroses, juillet 2022. Consulter la source
  20. HAS, Fibromyalgie de l'adulte : conduite diagnostique et stratégie — recommandation de bonne pratique, juin 2025. Consulter la source
  21. HAS, Fiche APS — Maladie de Parkinson, juillet 2022. Consulter la source
  22. HAS, Fiche APS — Sclérose en plaques, mars 2024. Consulter la source
  23. HAS, Référentiel APS — Personnes âgées, juillet 2019. Consulter la source
  24. HAS, Prescription d'activité physique — Personnes âgées à risque de chute (synthèse), mars 2024. Consulter la source
  25. Duclos M., CNGOF-GEMVi, Effets de l'activité physique et de la diminution de la sédentarité chez la femme ménopausée, Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie 2021 ; 49(5) : 335-348. Consulter la source
  26. Vidal, Endométriose : nouvelles recommandations de la HAS et du CNGOF (synthèse), janvier 2018. Consulter la source
  27. HAS, Le répit des aidants — recommandations de bonnes pratiques professionnelles, mai 2024. Consulter la source
  28. Vidal / CNOSF, Médicosport-santé — Natation : adaptations et précautions, 2020. Consulter la source
  29. Réseau régional de cancérologie Onco Pays de la Loire (diffusé par l'INCa), Guide de prescription de l'activité physique adaptée en cancérologie, octobre 2020. Consulter la source
  30. Santé publique France, Facteurs de risque de gravité en cas de noyade accidentelle — enquêtes NOYADES 2018 et 2021, BEH n° 16, septembre 2025. Consulter la source
  31. FFESSM — Commission médicale et de prévention nationale, Liste des contre-indications à la plongée en scaphandre autonome, en vigueur en octobre 2026. Consulter la source

Avertissement : les informations de cette page sont générales. Elles ne remplacent ni l'avis de votre médecin ni une consultation. Les chiffres cités proviennent d'études et de référentiels publiés ; ils décrivent des effets moyens observés et ne constituent pas une promesse de résultat individuel. Les interventions de Refaire Surface relèvent de l'activité physique adaptée, en complément du parcours de soins et en coordination avec les professionnels de santé.

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